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Artiste peintre contemporain

Niki de Saint Phalle

Niki de Saint Phalle

Niki de Saint Phalle, une plasticienne, peintre, sculptrice et réalisatrice de films française

Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle naît le 29 octobre 1930 à Neuilly-sur-Seine.

Ses parents, Jeanne Jacqueline Harper et d’André Marie Fal de Saint Phalle évoluent dans le monde la  finance et suivent les fluctuations du marché mondial. Le krach de Wall Street en 1929 ruine la famille. Les séjours des enfants Saint Phalle alternent entre la France et les Etats-Unis. Pendant la guerre, la famille s’installe dans un appartement à New York où Niki fait ses études.

1948-49 : Niki de Saint Phalle est mannequin dans les journaux prestigieux tels que Vogue, Harper’s Bazaar ou Life Magazine.

1950 : Niki de Saint Phalle se marie avec Harry Mathews musicien. Niki commence à peindre.

1951 : Niki met au monde sa fille Laura à Boston.

1952 : Niki de Saint Phalle s’installe à Paris et se consacre au théâtre.

1953 : Niki traverse une grave dépression, elle est hospitalisée à Nice et décide de se consacrer complètement à la peinture. L’art est sa seule thérapie.

1954 : Niki rentre à Paris où elle travaille beaucoup avec l’artiste américain Hugh Weiss. En septembre, elle s’installe à Deyá, Majorque. Son fils Philip, nait l’année suivante. L’architecture de Gaudi fascine littéralement Niki. De retour à Paris elle fait la connaissance de Jean Tinguely et de sa femme Eva Aeppli.

1959 : elle découvre les œuvres d’artistes américains tels que Jasper Johns, Willem de Kooning, Robert Rauschenberg et Jackson Pollock.

1960 : elle se sépare d’Harry Mathews. Elle travaille sur des assemblages de plâtre et objets, et expérimente ses tableaux-cibles. A la fin de l’année, elle s’installe avec Jean Tinguely et partage son atelier.

1961 : Niki participe au salon Comparaisons avec Portrait of my lover, œuvre d’assemblage sur laquelle le public est invité à lancer des fléchettes.
Elle organise alors la première des 12 actions-tirs qui consiste pour les participants spectateurs de tirer à la carabine sur des reliefs de plâtre contenant des poches de peinture.
Le 20 juin, Jasper Johns, Robert Rauschenberg, Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle participent à un concert donné à l’ambassade américaine à Paris, pendant lequel ils créent leurs propres œuvres sur la scène : jasper Johns présente une cible réalisée de fleurs, Robert Rauschenberg peint une toile qu’il recouvre d’un drap avant de l’évacuer, Niki fait tirer les spectateurs sur un assemblage…

Dans la même année, Niki de Saint Phalle décroche sa première exposition personnelle à la Galerie J à Paris. Tous les nouveaux Réalistes sont présents au vernissage le 28 juin, Yves Klein, Arman, Martial Raysse, Raymond Hains, Daniel Spoerri, Christo, Mimmo Rotella, Jacques Villeglé, François Dufrêne, Jean Tinguely, César, Gérard Deschamps, Pierre Restany et Leo Castelli, Robert Rauschenberg, Jasper Johns, Frank Stella…
Premier Festival du Nouveau Réalisme à Nice, à l’Abbaye de Roseland, Niki présente une action-tir de Niki.
En octobre, Niki expose aussi au MoMA à New York.

1962 : première action-tir aux Etats-Unis dans la maison de Virginia Dwan. Niki participe à Dylaby (Dynamic Labyrinth) au Stedelijk Museum d’Amsterdam, en compagnie de Robert Rauschenberg, Martial Raysse, Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt. Première exposition à New York, à la Alexander Iolas Gallery.

A Hanovre en 1964, Niki présente des mariées, des têtes en laine et des dragons.

1965 : elle crée ses premières Nanas, en laine, en fil, en tissu sur armature métallique grillagée et les présente à la galerie Alexandre Iolas à Paris.

En 1966, avec Martial Raysse et Jean Tinguely, elle crée les décors et les costumes du ballet de Roland Petit, Eloge de la folie pour le Théâtre des Champs-Elysées.
En juin, Niki et Jean Tinguely installent une sculpture habitable dans le hall d’entrée du Moderna Museet de Stockholm. « Hon » une Nana monumentale de 28m de long sur 9 m de largeur et 6 m de hauteur dans laquelle le public entre à l’intérieur par son entre jambe…

En 1967, Niki de Saint Phalle et Tinguely réalisent Le paradis fantastique pour le pavillon français d’Expo’67 à Montréal.
L’ensemble des sculptures se trouve aujourd’hui à Stockholm au Moderna Museet.

Première rétrospective Niki de Saint Phalle, au Stedelijk Museum d’Amsterdam : les Nanas au pouvoir, en polyester.

Nana gonflable de Niki de Saint Phalle

Nana Gonflable – Niki de Saint Phalle, PVC, 50 x 50

1968 : Niki e Saint Phalle crée sa première pièce de théâtre « Ich » adaptée en collaboration avec Rainer Von Diez. Elle réalise elle-même les décors, costumes et affiche. S’ensuit une exposition à la galerie Alexandre Iolas en octobre, où elle présente son relief mural en 18 parties «Last night I had a dream» et une série de nanas gonflables produites et diffusées à New york.
L’inhalation de vapeurs et de poussières de polyester comence à lui provoquer des problèmes respiratoire.

1969 : création de trois maisons dans une pinède du Var, pour Rainer Von Diez, Le rêve de l’oiseau, Big Clarice et La Sorcière. Niki travaille aussi sur le projet de Jean Tinguely Le cyclope à Milly-la-Forêt.

1971 : Niki de Saint Phalle épouse Jean Tinguely.
A la fin de l’année, Niki commence au Rabinovitch Park à Jérusalem la construction du Golem, une architecture pour enfants qui sera terminée en 1972.

1972 : Niki tourne la première version du film Daddy, à Grasse avec Peter Whitehead.

1975 : seconde version de Daddy avec Mia Martin, Clarice Rivers et Raimer.
Elle construit le Dragon, maison de jeux pour les enfants de Fabienne et Roger Nellens à Knokke-le-Zoute, en Belgique.

1974 : Niki installe trois Nanas géantes à Hanovre.
Elle séjourne à Saint Moritz pour une cure de repos ou elle rencontre Marella Caracciolo, qui lui propose la création d’un jardin de sculptures en Toscane.

En 1975, elle écrit le scénario du film Un rêve plus long que la nuit.

1977 : Niki co-dessine les décors du film The Travelling Companion (d’après le conte d’Andersen).

Jardin des tarots de Niki de Saint phalle

Jardin des tarots en Toscane

1978 : début des travaux du Jardin à Garavicchio des cartes du Tarot en Toscane.

1979 : première exposition au Japon à la Galerie Watari de Tokyo.
Exposition à la Galerie Gimpel & Weitzenhoffer de New York « Monumental projects ».

1980 : grande rétrospective au Centre Georges Pompidou.
Présentation de sa première édition de meubles.

1982 : Niki crée un parfum et finance la réalisation du Jardin des Tarots.
Niki participe à la réalisation de la commande d’une fontaine de Jean Tinguely près du Centre Georges Pompidou.

1983 : Niki utilise des céramiques, fragments de miroirs, pour les sculptures du Jardin.

1985 : le Magicien, la Tour, l’Impératrice et la Papesse sont terminées. Jean Tinguely participe à une machinerie pour la Tour de Babel.

1986 : elle écrit et illustre le livre AIDS.

1988 : Niki et Jean Tinguely conçoivent une fontaine pour la place de la mairie de Château-Chinon.

1989 : deux expositions parallèles, sous le tire Œuvres des années 80 de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely sont organisées à la JMG Galerie et à la Galerie de France.

1990 : en juin, Niki montre à la Galerie de France et à la JMG Galerie Tirs… et autres révoltes.

1991 : réalisation d’une maquette de Temple idéal, une église pour toutes les religions.
La Gimpel Gallery de Londres montre Gods, un ensemble de sculptures inspirées par la mythologie indienne et égyptienne.
En août, Jean Tinguely meurt.

1992 : rétrospectives Niki de Saint Phalle au Kunst und Austellungshalle de Bonn, à la Mac Leelan Galleries de Glasglow sous une forme modifiée, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris et au musée d’Art et d’Histoire de Fribourg.
Niki de Saint Phalle crée une série de reliefs cinétiques, la fontaine de la ville de Duisbourg, la sculpture Le footballeur pour le musée olympique de Lausanne.

1994 : Niki s’installe en Californie. Elle produit 26 lithographies, 13 lithographies, toutes éditées par Kornfeld.
Le musée Niki est inauguré à Nasu, au Japon.
Elle collabore avec Mario Botta à la réalisation d’une grande sculpture et d’un projet architecturale, L’arche de Noé, commandée par la Fondation de Jérusalem.
Elle crée un timbre Stop AIDS/Stop SIDA, pour les Postes Suisses. Niki obtient le prix Caran d’Ache.

1995 : Plusieurs expositions dans divers grands musées d’Amérique centrale et du sud, à Mexico, Caracas, Bogota, Sao Paulo, Buenos Aires.

1996 : Niki de Saint Phalle travaille sur Gila, une maison de jeu pour les enfants sous la forme d’un dragon de 9 m de long recouvert de mosaïque de miroirs, de pierres, de céramiques et de verre, à San Diego. Pour la première fois, Niki utilise l’ informatique.

Ouverture du musée Jean Tinguely de Bâle. Niki de Saint Phalle offre 55 grandes sculptures et plus de 100 œuvres graphiques de l’artiste comme base de la collection.

1997 : Niki de Saint Phalle de réaliser une sculpture de 10 m L’ange protecteur pour la gare de Zurich.

1998 : ouverture du Jardin des Tarots
Niki de Saint Phalle achève les 22 grandes sculptures animalières pour l’Arche de Noé de Jérusalem.
Elle écrit le premier volume de son autobiographie Traces.
Grande rétrospective au Mingei International Muséum de San Diego, organisée par son amie Martha Longnecker.

1999-2000 : realisation d’une Tête de mort de 5m de haut, orné de mosaïques, l’intérieur est un espace de méditation entièrement tapissé de miroirs. Ce crâne est aujourd’hui à la donation Niki de Saint Phalle à Hanovre. Elle étudie différents projets architecturaux. Elle crée une nouvelle série de vases.
En octobre 2000, Niki de Saint Phalle reçoit le prix impérial.
Donation Niki de Saint Phalle signe au Sprengel Muséum de Hanovre.

2001: Donation de Niki de Saint Phalle à la Ville de Nice pour son Musée d’Art moderne et d’Art contemporain. Mamac

Site Jardin des Tarots

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